L'affaire de Luçon n'a pas servi de Leçon!

Il est, de par les coins reculés de France rurale, des gens qui ont une drôle d'opinion de leur environnement. Coutumes ancestrales qui voulaient que le paysan devait être amené à s'autosuffire avec tout ce que lui procurait son "territoire". C’était le cas du bois, autrefois en abondance dans les fermes et qu'il coupait pour se chauffer, faire mitonner la soupe ou le café dans l'âtre ou pour faire cuire le pain hebdomadaire.  C'est ce qui a produit en partie la déforestation de nos contrées.

De nos jours, le regard porté sur l'arbre est tout autre. Pour éviter une certaine forme de désertification ou d'enlaidissement de notre quotidien, nous sommes amenés à lutter contre ces abattages qui sont devenus "sauvages".

Se chauffer au bois dans les fermes est devenu un peu plus du confort que de la nécessité. Mais ce qui continue malgré tout à alimenter les coupes en rase campagne, c'est la demande de bois de chauffage dans les maisons individuelles. Ce qui autorise, en fonction du prix relativement élevé du mètre cube de bois de chauffage, à faire un peu n'importe quoi.

COURGENARD, dans la Sarthe. Un paysan du cru a coupé, sur un chemin communal qui menait à la demeure d'un fleuriste, six chênes centenaires qui ne lui appartenaient pas. Encore un exemple de légèreté en matière de prérogatives personnelles.

Massacre! Vandalisme! Égoïsme! Il y a de quoi être furieux.

Comme à Luçon, l'agriculteur sera condamné à replanter... On connaît l'argument: "Il faudra juste attendre 100 ou 200 ans..."

Lu dans Ouest-France du 15 février 2017. Relayé dans toute la presse régionale et départementale.