Cela devait bien arriver un jour. A force de contourner les règlements ou de trainer les pieds, la loi s'applique enfin.

Lisez l'article ci-dessus et vous constaterez que les choses avancent (doucement, mais sûrement)!

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 10 mai.

Après un rapide briefing devant un café, 3 charmants garçons partent en chasse.

De Brétignolles-sur-Mer jusqu'à Noirmoutier, chasse aux dispositifs publicitaires illégaux.

Quand on passe rapidement en voiture, on ne remarque pas tout (c'est dire l'intérêt de ce genre de publicités!). Mais quand on s'attarde, en roulant à 60 à l'heure, et qu'on se stationne un peu rapidement et de façon aléatoire, on ne rate rien.

Pas moins de 160 de ces dispositifs (agglomération et hors agglomération - surfaces exagérées - densité importante et tous les petits interdits depuis la loi mise en application en juillet  2015, ainsi que la révision des R.L.P.) ont été relevés. Tout y est passé. On aurait dit que nos trois braves retraités les sentaient, même partiellement cachés!

A chaque fois, une ou deux photos, un repérage G.P.S. et des notes bien classées. C'est dans la poche. On emmagasine.

Oh le début n'a pas été facile. Le GPS était récalcitrant et il a fallu se roder. A la fin de la journée, on avait quand même 236 photos.

Ce repérage a permis de constater que beaucoup de dispositifs publicitaires restent encore dans l'illégalité. Certains sont oubliés depuis des années, alors que d'autres sont flambants neufs. Les grands gagnants sont, au palmarès, les grandes surfaces, qui n'hésitent pas à proposer des pré-enseignes tous les 100 mètres - les campings et les garages.

 Que vont devenir ces photos et ces fiches? Notre président les communiquera à "Paysages de France", qui se chargera de taper aux bonnes portes pour faire disparaître un maximum de ce qui a été relevé.

Avis à ceux qui feront les prochains relevés: notre équipe est bien rodée et on peut donner pas mal de conseils pour la mise en application de cette randonnée bien agréable.

 

Rien ne passe
La maison semble tenir grâce aux panneaux!

 

 

Une affaire pas simple du tout

En 2016, un cirque s’annonce à Challans. Comme le font tous les cirques, confidentiels ou de renommée reconnue, une équipe passe dans la commune poser des panneaux annonçant l’événement.

Cet affichage est souvent toléré par les municipalités mais quasiment toujours illégal. En effet, la loi, dans son article R 581-22 du code de l’environnement précise que (source legifrance.gouv.fr):

 

Article R581-22

Sans préjudice de l'application des dispositions de l'article L. 581-4, la publicité est interdite :

1° Sur les plantations, les poteaux de transport et de distribution électrique, les poteaux de télécommunication, les installations d'éclairage public ainsi que sur les équipements publics concernant la circulation routière, ferroviaire, fluviale, maritime ou aérienne ;

2° Sur les murs des bâtiments sauf quand ces murs sont aveugles ou qu'ils ne comportent qu'une ou plusieurs ouvertures d'une surface unitaire inférieure à 0,50 mètre carré ;

3° Sur les clôtures qui ne sont pas aveugles ;

4° Sur les murs de cimetière et de jardin public.

 

Ce qui veut dire que les circassiens bravent ouvertement la loi en installant leurs panneaux où bon leur semble. Les maires en particulier celui de Challans déclare « avoir toléré l’affichage, car fait proprement, en respectant les règles de sécurité routière et retiré aussitôt après l’événement. »

Ces paroles amènent plusieurs réflexions:

1-   1  Pourquoi les cirques auraient-ils la tolérance d’apposer leur affichage alors que les services municipaux  font ouvertement la chasse à tout autre affichage clandestin ?

2-   2   Fait « proprement » ou pas, est-ce une justification pour cette tolérance ?

3-  3 Doit-on croire que « les règles de sécurité routière » sont respectées, puisqu'en ville, ces panneaux sont censés attirer le regard de l’automobiliste, au risque de détourner son attention ?

4-    4  C’est une évidence que les panneaux sont retirés « aussitôt après l’événement », puisqu’ils sont  aussitôt apposés dans la commune suivante !

 

De nombreuses communes vendéennes refusent ce système d’affichage et font retirer aussitôt posées ces affiches. Pourquoi toutes les mairies n’appliqueraient-elles pas ce principe ? La tolérance est pour tout le monde ou pas du tout.

Nous disions en sous-titre « Une affaire pas simple du tout ».

Il faut savoir que l’association VIDA sise à Apremont, spécialisée dans la défense de la cause animale semble être à l’origine de l’affaire que nous soulevons. L’une de ses membres, en juin 2016 a subtilisé les panneaux publicitaires annonçant le passage du cirque Bouglione à Challans. Après dépôt de plainte de la part du cirque, pour vol de matériel publicitaire, l’association a aussitôt déposé une plainte contre la mairie de Challans pour non respect du code de l’environnement. Les deux abandonnent les plaintes mais pas le parquet des Sables d’Olonne. La personne se voit infliger une amende de 1500 € et un mois de prison avec  sursis. Il semblerait que la personnalité de la militante de VIVA soit pour quelque chose dans ces poursuites.

A l’origine, il s’agit simplement de la défense des animaux utilisés dans les cirques et au final, on arrive à mettre en cause la volonté de certains maires de ne pas faire appliquer le code de l’environnement sur leur commune.

Jusqu’où faudra-t-il aller pour que la loi soit enfin appliquée de façon uniforme et universelle ?

Un autre précédent : http://www.saint-omer.maville.com/actu/actudet_-Polemique-en-ville-a-cause-des-affiches-du-cirque-La-Piste-aux-etoiles_loc-1552145_actu.Htm

 

 

Ce matin, dans "Le Sables Vendée Journal", nous relevons cet article intéressant pour l’environnement urbain de la ville des Sables d'Olonne. La municipalité communique sur le ménage fait par ses services dans l'affichage publicitaire. La journaliste rappelle la loi entrée en application en juillet 2015, réglementant la publicité dans les villes, par le R.L.P. (règlement Local de Publicité). Ainsi, la photo montre la disparition des dispositifs publicitaires, laissant à la charge des propriétaires d'immeubles le soin de ravaler leurs murs.

L'adjoint à l'urbanisme déclare que tous les annonceurs se sont pliés à la nouvelle réglementation. Tous? Non, un irrésistible a décidé de tenir tête jusqu'au bout. Et le bout, c'était l'astreinte financière... Comme quoi...

Nous remercions la municipalité sablaise pour cette communication qui va dans le sens de ce que réclame A.P.P. Vendée et qui conforte l'association dans ses projets.

Il se pourrait que quelque courrier d'A.P.P. Vendée à la municipalité sablaise aient fait avancer la chose... Mais néanmoins, le résultat est là..

Nous pourrions initier un jeu: donner le nom des rues concernées par ces 3 photos.

 

Avant et après...

Suivons le raisonnement de Pierre Desproges. Tout le monde connaît son goût pour l’humour de l’absurde, digne d’un Pierre Dac, Mais il est plus qu’évident que ses aphorismes partent du vécu et amènent à une réflexion saine.

« A woman without a man is like a fish without a bicycle » (Gloria Steinem, féministe américaine).  « Une femme sans homme c’est comme un poisson sans bicyclette. » N’a-t-elle pas copié Desproges ? Ou peut-être est-ce l’inverse.

 

Le dessin -montage ci-dessous a été réalisé en 1998 par Anaïs Prosaic (Vidéaste et documentariste)

Un poisson a-t-il besoin d’une bicyclette ? Même si la mode est à l’aqua bike, il faudra attendre plusieurs ères géologiques avant que les poissons voient leurs nageoires évoluer pour devenir comme les jambes de Lance Armstrong.

 Notre environnement a-t-il besoin de publicité ? Nous vivons depuis des dizaines d’années avec ce que l’on appelle « la Pub ». Elle est présente partout : dans nos boîtes à lettres, dans les journaux, dans les média, sur les véhicules, et, plus visible, sur de grands panneaux dont les automobilistes peuvent capter le message en roulant.

Première réponse : Oui, la publicité est indispensable. Mais à qui ? D’abord à celui qui la propose. C’est pour lui un moyen de faire connaître ses produits. Souvent des groupes importants ou des multinationales aux moyens énormes. Oui, la publicité est pourvoyeuse d’emplois dans de multiples domaines. Oui, la publicité permet à des particuliers de se faire un petit pécule puisque certains panneaux sont sur leur terrain..

Mais faut-il s’arrêter là ? La publicité est PARTOUT. Il est impossible d’y échapper. Personne n’a le choix, notre cerveau est sollicité plusieurs fois par jours par des messages publicitaires qu’il est parfois bon d’analyser pour ne pas devenir des zombies de la consommation!

Ce sera tout pour aujourd’hui Il y aura une suite. Vous êtes même capable de continuer le raisonnement selon votre humeur...